Karine TEMPORELLI

Multiple championne de VTT et cyclo-cross

Karine, parlez-nous un peu de vous… 

Je m’appelle Karine Temporelli, j’ai 47 ans, bientôt 48, et je suis maman de quatre enfants. J’ai commencé le sport aux alentours de mes 30 ans. Auparavant, je travaillais dans les assurances et maintenant je suis dans les collèges. 

Pouvez-vous nous préciser ce que sont les disciplines de VTT et de cyclo-cross ? 

Ces disciplines se pratiquent à différents moments de l’année. Le cyclo-cross se pratique plutôt l’hiver, sur une période courte du mois d’octobre à janvier/février. Le VTT est plus technique et se pratique de mars à septembre dans les sous-bois.

Comment est née votre passion ?

Ma passion est née très très très bizarrement ! Je ne faisais pas du tout de sport, ça ne me disait vraiment pas plus que ça. Un jour, nous nous sommes lancé un petit défi entre filles en se disant qu’on allait participer à un 3h de VTT qui est un relais à trois. Je précise que nous étions toutes les trois des non-sportives ! On a pris nos vélos, on a participé au défi avec nos maris, qui eux, étaient compétiteurs et le défi s’est super bien passé. J’ai trouvé ça drôle et on a surtout gagné ! Ça m’a donné envie de recommencer et c’est ainsi que c’est parti : sur un jeu ! Plus je gagnais des compétitions, plus ça m’a incitée à continuer.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours sportif ?

Mon mari était adhérent au club La Pédale Fertoise bien avant moi. Le jour où j’ai dû prendre une licence, il m’a paru évident de m’affilier au même club que lui. Puis je suis passée en DN1 (Division Nationale 1) et je suis partie à Auber parce que leur club avait une équipe féminine. La Pédale Fertoise m’a toujours aidée lors de mes déplacements. Le soutien apporté par ce club, à l’ambiance familiale, m’a été important et réconfortant depuis le départ de ma carrière. 

Toutefois, ce club reste mixte mais ne possède pas vraiment d’équipe féminine à part entière ou de haut niveau. J’ai acquis une autre expérience à Auber et c’était bien aussi. Mais avant de me spécialiser en vélo, je faisais du duathlon à Meaux. C’est après avoir eu ma fille que je me suis centrée sur le vélo en arrêtant la course à pied. Ensuite, je me suis diversifiée avec le temps dans d’autres disciplines comme le VTT et le cyclo-cross. Ces disciplines me semblaient plus amusantes que le vélo sur route qui lui, est très tactique. Il faut vraiment sentir la course alors que le cyclo-cross c’est dans la boue, c’est “1, 2, 3, partez !”et c’est chacun pour soi. J’ai essayé, ça m’a plu, j’ai gagné quelques courses et cela m’a donné l’envie d’en refaire encore. 

Concernant mes titres, j’ai dû commencer à gagner un titre en Île-de-France en cyclo-cross, quelques podiums en championnats de France route contre la montre. Après, j’ai ciblé mes participations à des compétitions de VTT et de cyclo-cross. J’ai dû gagner trois championnats de France VTT, en cyclo-cross aussi, en championnats d’Europe cyclo-cross j’ai dû en gagner trois, en championnat du monde cyclo-cross j’ai dû en gagner un. 

Dimanche 21 février 2021, je participerai au championnat de France cyclo-cross. Il va sûrement être très dur à cause du manque de courses pendant la crise sanitaire. Mais bon… j’espère une victoire quand-même ![1] 

Pouvez-vous nous donner trois mots pour décrire votre parcours ? 

Je dirais curiositéjeu et récompense.

Que représente pour vous la Journée internationale des droits des femmes ?

Pour moi, cette journée met en avant l’importance de montrer de quoi sont véritablement capables les femmes, qu’elles sont au même niveau que tout le monde et qu’elles ont autant d’impact que les hommes. Tout le monde devrait avoir le droit de montrer ses capacités : femmes, hommes, enfants.


[1] Depuis Karine a remporté un nouveau titre de championne de France de cyclo-cross en catégorie Master.