Clémence BOBET

Créatrice de l’entreprise Elercisse

Clémence, pouvez-vous nous parler un peu de vous ? 

Je m’appelle Clémence Bobet, j’ai 29 ans et je suis originaire de Franche Comté, précisément de Belfort. Je suis mariée, maman d’un petit garçon et créatrice d’entreprise. J’aime dessiner, coudre, écrire et créer en général. J’aime beaucoup lire, jouer à des jeux vidéo, regarder des animés, écouter des podcasts. Je crois que j’ai un peu trop de passions pour pouvoir toutes les exploiter vraiment. J’aimerais pouvoir toutes les approfondir… mais je n’ai pas assez de temps dans une journée !

Pouvez-vous nous présenter votre entreprise Elercisse ? 

Elercisse est l’entreprise que j’ai créée. Je fabrique et je vends des décorations en dentelle de papier. Ce sont des cadres avec des couches de papier, sans crayon, sans coloriage, sans colle. Il s’agit juste de créations faites avec des feuilles de papier découpées, qui sont superposées les unes sur les autres pour faire naître des reliefs, des motifs, des décors… Je découpe au scalpel, tout est fait à la main. J’ai pu récemment m’offrir une petite machine qui peut faire des choses “en série” pour diminuer le coût, parce que quand tout est fait à la main, c’est un peu cher. Mais la plupart du temps, je fais tout à la main.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre métier en lui-même ? 

C’est un peu difficile de se définir quand on fait ce genre d’activité. Je me définis comme « graphiste et illustratrice » sur les réseaux sociaux car je suis graphiste de formation. J’ai fait des études de graphisme, j’ai appris à utiliser les logiciels pour créer un logo, des affiches, des publicités. En parallèle, je fais aussi de l’illustration. J’aime beaucoup le dessin, la peinture. L’illustration, qu’elle soit traditionnelle ou numérique, me définit assez bien.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours professionnel ?

Je me suis prise de passion pour le papier le premier jour de mon entrée en école d’art à Belfort. Nous devions créer une carte de voeux de fin d’année pour une entreprise de papier. C’est ma professeure qui m’a un peu aiguillée vers le papier. J’avais formé les quatre chiffres de « 2012 » que j’avais découpés dans du papier, puis je les avais ajourés avec des motifs un peu abstraits que j’avais mis sur un mur pour les prendre en photo, jouer avec les ombres et la lumière. Depuis, je n’ai jamais arrêté de découper du papier. J’ai toujours essayé de rechercher ce que je pouvais faire de plus, comment je pouvais jouer avec les ombres et les reliefs. À force de perfectionner la technique et d’en offrir beaucoup à mon entourage pour les anniversaires et surtout les naissances, je me suis dit que ça pouvait être intéressant de me lancer. 
            Entre-temps, mon mari a été muté en Île-de-France et nous sommes donc arrivés à Meaux. Le projet a un peu mûri dans mon esprit, mais je n’étais pas encore prête à me lancer. Il y a quatre ans, nous avons déménagé à La Ferté-sous-Jouarre, où on a acheté une maison que l’on a passé beaucoup de temps à retaper. En parallèle, je me suis inscrite à la campagne menée par La Ferté-sous-Jouarre pour faire du bénévolat. J’ai rencontré plein de gens ici,  que ce soit dans les petits commerces de la Ville ou au Ferté Jazz où j’étais bénévole, par exemple. Suite à ces rencontres, je me suis dit que ça pouvait marcher… et je me suis lancée.

Pouvez-vous nous donner trois mots pour décrire votre parcours ? 

Je dirais atypique car avant cela, je travaillais dans un tout autre domaine, celui de la sécurité, j’étais réparatrice d’alarme. Donc atypiqueépanouissant et légèrement incertain quand-même.

Que représente pour vous la Journée internationale des droits des femmes ?

Il est assez difficile de définir la Journée internationale des droits des femmes en quelques mots. Pour moi, c’est avant tout du temps. C’est le passé, avec des femmes qui ont lutté pendant très longtemps au prix de leur vie parfois pour avoir les mêmes droits que les hommes. C’est aussi le présent, où je suis aujourd’hui et je pense souvent à nos ancêtres, dans cette lutte, qui font que maintenant, j‘ai le droit de voter, que j’ai le droit de conduire, que je m’habille comme je veux sans avoir à demander la permission à mon mari si je veux travailler. C’est aussi le futur, la façon dont on élève nos enfants et les combats qui restent à mener encore. J’aimerais qu’il n’y ait plus de différence salariale entre les hommes et les femmes dans le futur. J’aimerais que les femmes soient reconnues pour leur travail, notamment dans les remises de prix, parce qu’il n’y en a vraiment pas beaucoup. J’aimerais qu’elles n’aient plus à utiliser des stratégies d‘évitement, par peur des agressions. 
            Tout cela est un combat qui nous reste encore à mener et c’est en ça que cette journée est importante. Cette journée montre la progression, mais aussi tout ce qu’il reste à faire. C’est important pour moi et pour toutes les générations.

Liens utiles