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"Triptyque" de Patrice Roger |

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Je cherche le retour aux sources, dans une démarche contemporaine : une interprétation à l’encre sur tadelakt des tapisseries de l’apocalypse d’Angers, puis les débuts de la photographie de nus revisités en fragments, enfin, l’évocation de l’acheuléen, période du paléolithique inférieur, à travers des estampes numériques. Trois thèmes, trois techniques. … Mais à vrai dire, l’enfance où “s’ensource” l’oeuvre de Patrice Roger est celle même de la mémoire humaine à l’aube de son existence. Dès le premier regard posé sur ses peintures, on se voit immanquablement emmené vers ces endroits où s’est inventée l’humanité de l’homme : les parois préhistoriques. Dans ces demeures ancestrales sont consignées les marques inaugurales de l’homme, ce par quoi, exprimant sa joie et son inquiétude face au monde, il s’est défini et singularisé dans l’espèce animale. Par l’évidence de sa référence au geste du scripteur préhistorique structurant le chaos des anfractuosités et porosités des rochers jusqu’à y faire apparaître images et signes plastiques de ce qui l’interrogeait, la peinture de Patrice Roger nous place face à un espace où s’enchevêtrent voir et mémoire… … Espaces meublés de multiples images, signes et symboles évocatoires, les oeuvres de Patrice Roger nous mettent face au ciel brumeux de notre mémoire. Elles révèlent l’enfance qui murmure dans chaque parcelle de notre être. Mohamed Rachdi |
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